Présentation

Est-on libre de s’exprimer ? La question semble anodine et pour certains sujets la réponse est évidente. Les évènements ayant trait à la diplomatie et la défense sont fréquemment soumis au secret. Mais il y a tout un pan de notre société où la censure est une règle plus insidieuse : pouvez vous librement critiquer les choix de votre employeur ? Sa politique de management ? Sa manière de générer des profits ?

Nombre de lanceurs d’alerte ont été licenciés, ce qui occasionne un climat dissuasif. Nous passons pourtant une grande partie de notre vie au travail et les entreprises ont un impact majeur sur l’environnement écologique et social. Ce qui se déroule dans nos métiers participent à l’organisation de nos pays. Pourtant nos contrats de travail et la réglementation nous interdisent d’en parler. Cela pose un problème en terme de souveraineté et de démocratie.

Interrogeons cette logique du travail à plus grand échelle que celle du salarié : un intervenant dans les médias a t’il le droit à un débat contradictoire dès lors qu’il tient une ligne contre les profits ou en faveur d’une régulation économique ? Il  sera plus souvent moqués que contredit par une argumentation. On sent donc la présence d’un plafond de verre.
Notre société tant de plus à plus à condamner la défense de l’intérêt général quand il empêche un intérêt privé de générer du profit. Ces interdits sont en grande partie permis par la non-maitrise du vocabulaire qui permet de diaboliser un propos incompris à grand renfort d’exemples sans liens fondés avec l’argumentation.

Expression Interdite est le terme choisi en hommage aux nombreux salariés et journalistes rencontrant des difficultés à la suite d’une parole libre. Difficultés que j’ai moi même expérimenté.